COP30 : l’Afrique veut passer des promesses à l’action

À quelques jours de la conférence de Belém, au Brésil, les pays africains réaffirment leur exigence d’un financement climatique juste et accessible

Alors que la COP30 s’ouvre dans un contexte d’urgence climatique mondiale, les États africains rappellent une réalité : ils subissent les effets du déclenchement sans en être les principaux responsables.

Un continent vulnérable face au dérèglement

L’Afrique ne contribue que marginalement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais elle en subit déjà les conséquences : sécheresses, inondations, insécurité alimentaire ou perte de biodiversité.
Selon la Banque africaine de développement (BAD), le changement climatique coûte déjà entre 5 % et 15 % du PIB annuel par habitant dans certains pays du continent.

Lors des conférences précédentes, les États africains ont insisté sur la nécessité d’obtenir les 100 milliards de dollars annuels promis par les pays développés pour aider à l’atténuation et à l’adaptation. Une promesse encore partiellement tenue.

Un appel à un financement plus équitable

À la veille de la COP30, plusieurs dirigeants africains et institutions, dont la BAD et l’Union africaine, appellent à un accès simplifié et plus direct aux fonds climatiques internationaux .
L’objectif : permettre aux pays du continent de financer des projets d’adaptation — agriculture durable, gestion de l’eau, énergies renouvelables — sans dépendre de procédures longues et complexes.

Les discussions à Belém devraient également porter sur la création du Fonds pour les pertes et dommages , adopté lors de la COP28 à Dubaï, et dont la mise en œuvre concrète reste attendue.

L’enjeu d’une transition juste

L’Afrique abrite des ressources naturelles et énergétiques essentielles à la transition mondiale : forêts tropicales, potentiel solaire et éolien, minéraux stratégiques.
Les délégations africaines plaident pour que la transition énergétique mondiale ne se fasse pas à leur détriment , mais qu’elle soutient aussi le développement durable et l’emploi local.

Une COP décisive pour la fiabilité climatique mondiale

Pour les pays africains, la COP30 représente un test : celui de savoir si les engagements pris par les nations riches se traduiront enfin par des résultats concrets.
Le succès du sommet dépendra de la capacité collective à transformer les promesses en financements réels et en actions mesurables.

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