Énergies renouvelables : le Maroc, moteur vert du monde arabe

Porté par une stratégie volontariste et des investissements massifs, le Royaume s’impose comme un acteur clé de la transition énergétique régionale et un pont électrique entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne.

Dans un contexte mondial marqué par la crise climatique et la course aux énergies propres, le Maroc s’affirme comme un pionnier régional. Selon un rapport publié par la société arabe Dhaman au Koweït, le Royaume figure désormais parmi les plus grands exportateurs arabes d’électricité, symbole d’une politique énergétique maîtrisée et d’une ambition assumée.

Un leadership bâti sur la constance

La stratégie marocaine en matière d’énergies renouvelables ne date pas d’hier. Depuis plus de deux décennies, le Royaume met sur la diversification énergétique et les investissements massifs dans les technologies vertes.
Résultat : en 2024, le commerce extérieur des pays arabes dans le domaine de l’électricité et des équipements de production a atteint près de 39,2 milliards de dollars . Et parmi les cinq leaders régionaux, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Qatar et le Maroc, le Royaume se distingue en occupant la quatrième place avec 360 millions de dollars d’exportations .

Des investissements qui transforment le paysage énergétique

Le rapport souligne la remarquable attractivité du Maroc pour les investisseurs étrangers.
Entre 2003 et 2024, le pays a mobilisé 38,1 milliards de dollars d’investissements directs dans les énergies renouvelables, soit près de 11 % du total arabe .
Ces capitaux ont permis la réalisation de 55 projets d’envergure et la création de plus de 12 000 emplois , représentant à eux seuls 15 % des nouveaux postes générés dans les énergies propres au niveau régional.
Le Royaume fait ainsi partie du cercle restreint des pays arabes les plus dynamiques du secteur, aux côtés de l’Égypte, des Émirats arabes unis, de la Mauritanie et de la Jordanie.

Un mix énergétique tourné vers l’avenir

Fort de 42 % de production solaire , 5,9 % éolienne et 3,6 % hydroélectrique , le Maroc dispose de l’un des mix énergétiques les plus verts du monde arabe.
Des infrastructures emblématiques comme le complexe Noor d’Ouarzazate , le parc éolien de Tarfaya ou encore les centrales hybrides de Midelt illustrent cette réussite.
Ces projets, fruits d’un partenariat entre secteur public et investisseurs privés, incarnent un modèle d’équilibre entre performance économique et transition écologique.

Un pont énergétique entre le Nord et le Sud

Mais le rôle du Maroc dépasse ses frontières. Dhaman qualifie le pays de « pont énergétique » dépendant du Maghreb à l’Afrique subsaharienne.
Grâce à ses interconnexions électriques avec l’Espagne et le Portugal, et à des projets de liaisons en direction de l’Afrique de l’Ouest , le Royaume œuvre à la construction d’un marché intégré de l’électricité arabe et africain.
Cette position stratégique consolide sa place de hub régional , capable d’exporter son savoir-faire et son énergie vers ses partenaires africains.

Des perspectives ambitieuses

Selon les prévisions de Dhaman, la production d’électricité dans les pays arabes augmentera de 4,2 % d’ici 2030 , portée par la croissance industrielle et la demande intérieure.
Le Maroc, fort de son taux d’électrification de 100 % et de son infrastructure solide, est idéalement placé pour capter cette croissance et devenir un fournisseur régional majeur d’énergie verte .

Du désert de Ouarzazate aux côtes atlantiques balayées par le vent, le Maroc s’électrise littéralement la région.
En s’imposant comme une puissance énergétique responsable et visionnaire , le Royaume ne se contente pas de produire de l’électricité : il éclaire désormais la voie d’une Afrique plus verte et plus souveraine.

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