Le Maroc met en avant le co-financement comme moteur de développement à Casablanca
Un forum de haut niveau pour renforcer la collaboration entre partenaires
Le 11 février 2026 , la ville de Casablanca a accueilli un forum international de haut niveau intitulé The Power of Joining Forces: Co-financing for Progress . Organisé par le Groupe de la Banque mondiale en partenariat avec le ministère marocain de l’Économie et des Finances et le Groupe Agence française de développement (AFD) , cet événement a réuni des responsables institutionnels, des représentants de banques multilatérales de développement, des agences bilatérales et des acteurs du secteur privé pour débattre des possibilités offertes par le cofinancement des projets de développement .
Le cofinancement : un levier stratégique face aux défis actuels
Le co-financement est une approche par laquelle plusieurs partenaires de développement mettent en commun des ressources financières, techniques et opérationnelles pour soutenir des projets structurants. Cette méthode permet notamment d’augmenter le volume des financements disponibles, de partager les risques , d’optimiser l’expertise technique et de renforcer la coordination des interventions .
Dans un contexte mondial marqué par des besoins de développement croissants — notamment en matière d’infrastructures, de transition énergétique, de santé, d’agriculture et de technologies numériques — aucun acteur ne peut répondre seul à ces défis. Le forum a souligné que le cofinancement permet d’accélérer l’exécution de projets complexes , d’optimiser les impacts et de réduire la fragmentation de l’aide.
Le Maroc en exemple : un historique de partenariats fructueux
Le Maroc se positionne comme un laboratoire stratégique de coopération internationale grâce à un historique de projets cofinancés avec des partenaires multilatéraux et bilatéraux. Au cours de la dernière décennie, cinq projets soutenus par le Groupe de la Banque mondiale ont doté de mécanismes de cofinancement , mobilisant plus de 2 milliards de dollars . Ces initiatives ont soutenu des secteurs clés tels que le développement urbain , l’agriculture et les transports , avec une extension des efforts vers les domaines de la santé , de l’ énergie et du numérique .
Les représentants présents ont insisté sur le fait que cette approche collaborative va au-delà du simple partage de ressources : elle constitue un levier essentiel pour obtenir des résultats plus vastes, plus rapides et plus transformateurs , en alignant les priorités des partenaires sur celles des pays bénéficiaires.
Des voix influentes pour une coopération s’accumulent
Durant les échanges, plusieurs intervenants ont mis en lumière l’importance d’une coordination renforcée et d’une mutualisation des ressources . Parmi eux :
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Anshula Kant , directrice générale et directrice financière du Groupe de la Banque mondiale, a souligné que l’alignement des partenaires sur les priorités nationales permet de mobiliser davantage de ressources, y compris privées , tout en particulier la fragmentation de l’aide.
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Rémy Rioux , directeur général du Groupe AFD, a rappelé que l’union des capacités financières et opérationnelles permet de soutenir des projets plus robustes et de livrer des résultats plus efficaces pour les pays partenaires.
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Nadia Fettah , ministre de l’Économie et des Finances du Maroc, a estimé que le cofinancement n’est plus un choix purement technique mais un choix politique stratégique , indispensable pour répondre aux enjeux de développement actuels, attirer des investissements à long terme et accélérer la réalisation des projets prioritaires du pays.
Une dynamique collaborative au service des objectifs de développement
Les discussions ont également porté sur l’importance d’ intégrer le secteur privé dans les mécanismes de cofinancement , ainsi que sur la nécessité de rationaliser les procédures et de renforcer les cadres institutionnels pour faciliter la coopération. L’objectif est de répondre de manière plus efficace aux défis économiques et sociaux, tout en promouvant une croissance inclusive et durable .
Vers une coopération plus structurée
En fournissant le cofinancement au cœur de la stratégie de développement , le Maroc confirme son rôle de pays pionnier dans la coordination des partenariats internationaux . Le forum « The Power of Joining Forces » a permis de souligner que la mise en commun des ressources, l’alignement des priorités nationales et la coopération étroite entre acteurs publics et privés sont des conditions essentielles pour relever les défis complexes du développement.
