Maroc : les barrages retrouvent des couleurs grâce aux pluies de janvier
Le taux de remplissage national atteint près de 44 %, marquant une amélioration notable après plusieurs années de stress hydrique
Les récentes précipitations enregistrées à travers le Royaume ont permis une amélioration significative des réserves hydriques du Maroc. Au 6 janvier, le taux global de remplissage des barrages s’est établi à environ 43,9 %, en nette progression par rapport à la même période de l’an dernier.
Cette évolution positive s’explique par des apports hydriques importants en l’espace de quelques jours, conséquence directe des pluies abondantes du début d’année. Plusieurs barrages stratégiques ont ainsi enregistré des hausses notables de leurs volumes stockés.
Parmi les ouvrages les plus impactés, le barrage Al Wahda, le plus grand du pays, affiche une progression marquée de ses réserves, dépassant désormais la barre des 55 % de remplissage. D’autres barrages, comme Ahmed El Hansali, Bin El Ouidane ou encore Youssef Ben Tachfine, ont également bénéficié d’apports significatifs, bien que leurs niveaux restent variables selon les régions.
À l’inverse, certains ouvrages continuent de souffrir d’un déficit structurel. C’est le cas du barrage Al Massira, pilier de l’irrigation dans la plaine de la Chaouia, dont le taux de remplissage demeure très faible malgré les pluies récentes. Cette situation illustre les fortes disparités régionales en matière de disponibilité de l’eau.
À Rabat, en revanche, le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah frôle sa capacité maximale, assurant une relative sérénité pour l’approvisionnement en eau potable de la capitale et de ses environs.
Si cette amélioration constitue un signal encourageant pour l’agriculture, l’eau potable et la stabilité économique, les autorités rappellent que la situation reste fragile. La gestion durable des ressources hydriques, combinée aux projets de dessalement et d’optimisation de l’irrigation, demeure un enjeu stratégique face aux effets persistants du changement climatique.
