Maroc : l’inflation annuelle remonte à 0,3 % en novembre 2025
Une baisse des prix alimentaires qui confirme l’accalmie des tensions inflationnistes et soutient le pouvoir d’achat des ménages
L’inflation continue de refluer au Maroc. En novembre 2025, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse annuelle limitée à 0,3 %, confirmant une nette accalmie des tensions inflationnistes observées ces derniers mois. Sur un mois, les prix ont même reculé, portés principalement par la baisse des produits alimentaires.
Cette évolution marque un contraste avec les périodes de fortes pressions sur les prix qu’a connues le pays ces dernières années, notamment sous l’effet des chocs mondiaux sur l’énergie et les matières premières. En novembre, la détente des prix alimentaires, en particulier certaines denrées de base, a largement contribué à la baisse mensuelle de l’indice global, tandis que les produits non alimentaires sont restés globalement stables.
Autre signal encourageant, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits les plus volatils comme l’alimentation et l’énergie, poursuit également sa trajectoire baissière. Cette évolution indique que la détente des prix ne se limite pas à des facteurs conjoncturels, mais qu’elle s’étend progressivement à l’ensemble de l’économie marocaine.
Dans ce contexte, la stabilité des prix constitue un soutien direct au pouvoir d’achat des ménages, particulièrement après plusieurs années marquées par la hausse du coût de la vie. La modération de l’inflation permet aussi de réduire la pression sur les dépenses publiques, notamment celles liées aux mécanismes de compensation et aux aides ciblées.
Sur le plan macroéconomique, cette situation offre une marge de manœuvre accrue à Bank Al-Maghrib, qui adopte une approche prudente de sa politique monétaire. Le maintien de conditions financières stables vise à préserver l’équilibre entre soutien à la croissance et maîtrise durable de l’inflation, dans un environnement international encore incertain.
Pour les entreprises, la baisse des tensions inflationnistes améliore la visibilité sur les coûts de production et favorise les décisions d’investissement, en particulier dans les secteurs tournés vers le marché intérieur. Elle pourrait également contribuer à une reprise progressive de la consommation, moteur essentiel de la croissance économique nationale.
À moyen terme, les perspectives dépendront toutefois de plusieurs facteurs externes, notamment l’évolution des prix internationaux de l’énergie et des produits agricoles, ainsi que des conditions climatiques. Malgré ces incertitudes, les données de novembre confirment une tendance encourageante : le Maroc semble entrer dans une phase de stabilisation durable des prix, un signal positif pour l’économie comme pour les ménages.
