Nigeria : la réforme fiscale entre dans une nouvelle phase
Abuja veut simplifier le système fiscal et renforcer la mobilisation des recettes publiques
Le Nigeria poursuit la transformation de son système fiscal avec l’entrée en vigueur d’un nouveau cadre destiné à simplifier l’administration des impôts et à améliorer la mobilisation des recettes publiques. Cette réforme constitue l’un des principaux chantiers économiques engagés par Abuja pour renforcer les finances publiques.
Un système fiscal réorganisé
Les nouvelles dispositions doivent permettre de rationaliser plusieurs mécanismes fiscaux et de rendre l’administration des recettes plus efficace. L’objectif affiché est notamment d’élargir l’assiette fiscale et d’améliorer le respect des obligations fiscales par les entreprises et les contribuables.
La TVA demeure fixée à 7,5 %. Certaines petites entreprises peuvent par ailleurs bénéficier d’exemptions concernant l’impôt sur les sociétés, sous réserve de respecter les conditions prévues par la nouvelle réglementation.
Réduire la dépendance au pétrole
Pour la première économie d’Afrique, la réforme fiscale répond également à un enjeu structurel : renforcer les recettes non pétrolières. Malgré l’importance des hydrocarbures dans l’économie nigériane, les autorités cherchent depuis plusieurs années à diversifier les sources de revenus de l’État.
La réforme doit ainsi permettre d’améliorer la collecte fiscale tout en créant un cadre plus lisible pour les entreprises. Sa mise en œuvre sera toutefois déterminante pour mesurer son impact réel sur les finances publiques et sur l’environnement économique.
