Or en forte hausse : une opportunité pour les producteurs africains
Le métal précieux dépasse 4 600 dollars l’once dans un contexte de forte incertitude sur les marchés
Le marché de l’or commence la semaine sur une dynamique spectaculaire. Le prix au comptant a atteint 4 643,63 dollars l’once lundi, son niveau le plus élevé depuis plus de trois mois. La progression intervient alors que les investisseurs cherchent des actifs considérés comme plus sûrs face aux incertitudes économiques et géopolitiques.
La faiblesse du dollar contribue également à rendre l’or plus attractif pour les investisseurs internationaux. Le marché attend par ailleurs de nouveaux signaux sur l’évolution de la politique monétaire américaine, notamment les prochaines données d’inflation et les déclarations du président de la Réserve fédérale américaine.
Cette évolution concerne directement l’Afrique. Le continent compte plusieurs grands producteurs d’or, notamment le Ghana, l’Afrique du Sud, le Mali et le Burkina Faso. Lorsque le prix international du métal augmente, la valeur potentielle des exportations minières progresse également, ce qui peut soutenir les recettes en devises et les finances publiques.
Mais la hausse des cours ne constitue pas automatiquement une garantie de bénéfices supplémentaires pour les États africains. Une partie importante de la valeur créée dans le secteur minier dépend des coûts de production, des régimes fiscaux, des investissements réalisés et de la capacité des pays producteurs à capter davantage de valeur localement.
L’enjeu pour les économies africaines est donc de transformer la hausse actuelle du prix de l’or en revenus durables, investissements productifs et développement des chaînes de valeur locales.
Dans un contexte où les marchés restent particulièrement sensibles aux tensions internationales, l’or pourrait continuer à jouer un rôle stratégique pour les économies africaines productrices.
