Afrique du Sud : reprise économique en 2026 portée par le pouvoir d’achat et une croissance modeste
Une amélioration du pouvoir d’achat et des indicateurs macroéconomiques offrent des perspectives positives malgré des défis structurels
Johannesburg, 26 janvier 2026
Le dernier Economic Outlook 2026 du Mastercard Economics Institute indique que l’économie sud‑africaine montre des signes tangibles de reprise, avec une croissance modérée attendue autour de 1,2 %. Cette reprise est soutenue par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, une inflation contenue et une demande interne plus résiliente, permettant aux consommateurs de dépenser davantage après plusieurs trimestres de pression sur le pouvoir d’achat.
La croissance des salaires dépassant celle de l’inflation contribue à renforcer la consommation privée, moteur fondamental de l’activité économique, même si les exportations et l’investissement restent sensibles aux contraintes externes et aux tensions commerciales mondiales.
Les données économiques récentes confirment cette dynamique intérieure, les ventes au détail sud‑africaines ont augmenté de 3,5 % en glissement annuel en novembre 2025, reflétant une tendance à la hausse de la consommation des ménages malgré un environnement économique global encore fragile.
L’inflation dans le pays reste maîtrisée autour de 3,6 % pour 2025, la Banque de Réserve Sud‑Africaine visant une cible proche de 3 %, ce maintien d’une inflation faible permet à la politique monétaire d’envisager de nouvelles mesures pour soutenir l’activité économique et encourager le crédit et la consommation.
Le rand s’est renforcé récemment autour de 16 pour un dollar, soutenu par des prix élevés de l’or et une amélioration du sentiment des investisseurs, cet aspect influence positivement la confiance des marchés financiers et stimule les flux de capitaux vers les actifs locaux.
Malgré ces signes positifs, l’environnement économique reste marqué par des défis structurels qui limitent l’expansion, notamment des contraintes d’investissement, des problèmes d’infrastructures et le chômage élevé, ces obstacles impliquent que les gains économiques récents restent fragiles et nécessitent des réformes pour assurer une croissance plus soutenue à long terme.
La combinaison d’un pouvoir d’achat en hausse, d’une inflation maîtrisée et d’une demande intérieure robuste donne à l’Afrique du Sud une base plus solide pour affronter les incertitudes mondiales et les pressions commerciales externes, mais les analystes rappellent que la trajectoire économique dépendra de la capacité du gouvernement et du secteur privé à renforcer les investissements productifs, améliorer l’environnement des affaires et résoudre les goulets d’étranglement structurels qui freinent le potentiel de croissance.
