Maroc : environnement des affaires, entre opportunités stratégiques et défis à relever en 2026
Porté par l’industrie, les investissements étrangers et les grands projets structurants, le Royaume consolide son attractivité économique, malgré des contraintes persistantes.
À l’aube de 2026, le Maroc continue de s’imposer comme l’un des environnements d’affaires les plus dynamiques du continent africain. Grâce à une position géographique stratégique, une stabilité macroéconomique relative et une politique volontariste d’attraction des investissements, le Royaume renforce son rôle de hub économique régional, notamment entre l’Afrique et l’Europe.
Un climat d’investissement attractif
Le Maroc bénéficie d’un cadre institutionnel et réglementaire favorable aux entreprises. Les zones industrielles intégrées, les accords de libre-échange et les incitations fiscales ont permis d’attirer d’importants flux d’investissements directs étrangers, en particulier dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, de l’offshoring et des énergies renouvelables.
L’industrie automobile s’affirme comme un pilier majeur de l’économie nationale, avec une montée en gamme progressive et une intégration croissante dans les chaînes de valeur mondiales. Parallèlement, les investissements dans les infrastructures logistiques et portuaires, notamment autour de Tanger Med, renforcent la compétitivité du pays.
Des opportunités renforcées par les réformes et les grands projets
À l’horizon 2026, plusieurs opportunités se dessinent pour le tissu économique marocain. La poursuite des réformes liées à la simplification administrative, à la digitalisation des services publics et au soutien aux PME vise à améliorer davantage le climat des affaires.
Les grands projets structurants, notamment dans les transports, le tourisme et l’économie verte, constituent également des leviers de croissance importants. L’organisation de grands événements internationaux et le développement des énergies propres positionnent le Maroc comme un acteur clé de la transition énergétique en Afrique.
Des défis structurels persistants
Malgré ces avancées, des défis demeurent. La pression inflationniste, la dépendance aux importations énergétiques et les inégalités territoriales freinent encore une croissance pleinement inclusive. De plus, les PME continuent de faire face à des difficultés d’accès au financement, limitant leur capacité d’expansion et d’innovation.
La compétitivité du capital humain et l’adéquation formation-emploi restent également des enjeux majeurs pour répondre aux besoins d’un marché du travail en mutation.
Vers une croissance plus inclusive et durable
Pour consolider son environnement des affaires en 2026, le Maroc devra poursuivre ses efforts en matière de gouvernance économique, de soutien à l’entrepreneuriat et de valorisation du capital humain. La capacité à transformer les opportunités actuelles en croissance durable et inclusive sera déterminante pour maintenir l’attractivité du Royaume sur la scène économique régionale et internationale.
