Maroc : la confiance des ménages se redresse, un signal positif pour l’économie nationale
Selon les dernières données du Haut-Commissariat au Plan, l’indice de confiance des ménages s’est amélioré au quatrième trimestre 2025, traduisant une perception légèrement plus favorable de la situation économique, malgré des contraintes persistantes sur le pouvoir d’achat.
L’économie marocaine envoie un signal encourageant en ce début d’année avec la publication des derniers indicateurs du Haut-Commissariat au Plan. L’indice de confiance des ménages, baromètre clé du climat économique et social, a enregistré une amélioration notable au quatrième trimestre 2025. Cette évolution marque une rupture avec les périodes précédentes, dominées par un fort pessimisme lié à l’inflation, à la hausse du coût de la vie et aux incertitudes économiques.
Cette amélioration s’explique principalement par une perception moins dégradée de la situation économique générale et par des anticipations légèrement plus favorables concernant l’évolution future des conditions de vie. Les ménages interrogés estiment, pour une part croissante, que la situation économique du pays s’est stabilisée, voire améliorée, comparativement aux trimestres précédents.
Toutefois, ce redressement reste mesuré. Le HCP souligne que les ménages demeurent prudents, notamment en ce qui concerne l’évolution de leurs revenus, l’accès à l’emploi et la capacité d’épargne. Les dépenses alimentaires, le logement et l’énergie continuent de peser lourdement sur les budgets familiaux, limitant ainsi une reprise franche de la consommation.
Sur le plan macroéconomique, cette hausse de la confiance constitue un facteur positif pour la demande intérieure, pilier essentiel de la croissance marocaine. Une amélioration durable du moral des ménages pourrait stimuler la consommation, soutenir les secteurs du commerce et des services et contribuer à une dynamique économique plus robuste en 2026.
Les pouvoirs publics voient dans cet indicateur un signal à consolider par des politiques ciblées, notamment en matière de protection du pouvoir d’achat, de création d’emplois et de maîtrise de l’inflation. Les réformes structurelles engagées, combinées à une reprise progressive de certains secteurs clés comme l’agriculture et l’industrie, pourraient renforcer cette tendance au cours des prochains mois.
En somme, la remontée de la confiance des ménages ne marque pas encore un tournant décisif, mais elle témoigne d’un climat économique moins anxiogène et ouvre la voie à une reprise plus équilibrée, à condition que les signaux positifs se traduisent concrètement dans le quotidien des citoyens.
