Perspectives économiques de l’Afrique en 2026 : une croissance solide malgré des incertitudes persistantes

Les projections macroéconomiques envisagent une croissance stable mais soulignent des défis structurels sur la dette, l’espace budgétaire et l’intégration commerciale

Addis-Abeba, 26 janvier 2026
Les perspectives économiques pour l’Afrique en 2026 restent globalement positives malgré un contexte international marqué par des tensions commerciales, des contraintes budgétaires et une situation financière mondiale incertaine. Selon les derniers rapports des Nations Unies et des institutions économiques internationales, la croissance du produit intérieur brut du continent devrait atteindre environ 4,0 % en 2026, après une progression de près de 3,9 % en 2025.

Cette trajectoire reflète une stabilité macroéconomique accrue dans plusieurs grandes économies africaines. La croissance est soutenue par une demande intérieure robuste, la reprise progressive des échanges commerciaux et une inflation qui tend à se modérer dans plusieurs pays. Les dépenses de consommation des ménages, l’investissement productif et l’activité dans les secteurs des services et des infrastructures continuent à jouer un rôle clé dans la dynamique économique du continent.

Cependant le rapport souligne aussi des risques et des vulnérabilités persistants qui pourraient limiter une croissance plus inclusive et durable. De nombreux pays africains font face à un endettement public élevé avec des ratios dettes/PIB importants et des charges d’intérêt absorbant une part significative des recettes publiques. Cette situation restreint la capacité des gouvernements à financer des programmes sociaux et des investissements publics essentiels.

L’intégration régionale reste inachevée malgré les efforts déployés dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’adoption et la mise en œuvre de réformes commerciales restent hétérogènes entre les pays, limitant le potentiel des chaînes de valeur régionales et la fluidité des échanges intra-africains. De plus l’expiration de certains accords commerciaux préférentiels comme l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) créé de l’incertitude pour les exportateurs qui dépendaient de ces accès privilégiés à certains marchés mondiaux.

Les performances économiques varient également selon les sous-régions du continent. L’Afrique de l’Est devrait afficher une croissance plus rapide que la moyenne africaine, portée par une intégration commerciale régionale plus avancée et des secteurs productifs en expansion. En revanche l’Afrique australe et centrale continue à faire face à des défis spécifiques, notamment une demande intérieure plus faible et des contraintes structurelles plus marquées.

Pour que ces projections se concrétisent de manière durable, les institutions internationales et les spécialistes économiques appellent à une coordination renforcée des politiques budgétaires et monétaires, à une mobilisation accrue des ressources domestiques et à une accélération des réformes structurelles. L’objectif est de soutenir une croissance qui non seulement soit stable mais qui contribue aussi à une amélioration tangible des conditions de vie des populations africaines.


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