Le Maroc déclare la fin de sept années de sécheresse
Après un hiver exceptionnellement humide, les ressources hydriques marocaines se reconstituent, offrant un soulagement majeur pour l’agriculture et l’économie nationale.
Le Maroc a officiellement sorti de la sécheresse qui a duré sept ans, après une saison d’importantes précipitations et chutes de neige qui ont considérablement amélioré la situation de ses ressources en eau, a annoncé le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, devant la Chambre des représentants à Rabat.
Entre le 1ᵉʳ septembre 2025 et le 12 janvier 2026, le cumul des pluies a atteint 108 mm, soit une hausse de 95 % par rapport à la même période de l’année précédente et 17,6 % au-dessus de la moyenne saisonnière, des indicateurs qui montrent un excédent hydrique net après des années de déficit.
Cette pluie exceptionnelle, renforcée par des chutes de neige d’ampleur rare, a directement contribué à la recharge des nappes et au remplissage des barrages à l’échelle nationale. Au total, le taux moyen de remplissage des barrages a grimpé à 46 %, contre seulement 28 % l’année précédente, avec plusieurs réservoirs clés atteignant ou dépassant leur pleine capacité.
Pour le secteur agricole, longtemps mis à rude épreuve par la sécheresse prolongée, ces apports hydriques sont une bouffée d’oxygène. Les sécheresses successives avaient non seulement réduit les rendements de cultures comme le blé, mais aussi affecté les cheptels et l’emploi rural.
Malgré ce tournant positif, le gouvernement marocain souligne que la gestion stratégique de l’eau reste une priorité. Parmi les axes de la politique hydraulique figurent l’accélération des projets de dessalement, la poursuite de l’interconnexion des bassins hydrauliques et l’optimisation des infrastructures existantes pour renforcer la résilience face aux aléas climatiques futurs.
Cette amélioration des ressources en eau pourrait également avoir des retombées positives sur l’économie nationale en soutenant la production agricole, en stabilisant les marchés locaux et en préservant les emplois liés au secteur rural, essentiels pour plusieurs régions du pays.
