L’Afrique accélère sur les actifs numériques : Nigeria, Kenya et Afrique du Sud en tête
Cryptomonnaies, stablecoins et fintechs locales transforment progressivement les usages financiers sur le continent africain.
L’Afrique s’impose de plus en plus comme l’un des marchés les plus dynamiques au monde en matière d’actifs numériques. En ce début d’année 2026, le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud concentrent une grande partie de cette croissance, portée par une population jeune, connectée et en quête de solutions financières alternatives.
Dans plusieurs pays africains, les cryptomonnaies et stablecoins sont devenus des outils du quotidien. Ils servent notamment à faciliter les transferts d’argent, à contourner la disparition des monnaies locales ou encore à soutenir les échanges commerciaux transfrontaliers. Cette adoption s’explique également par l’insuffisante bancarisation et le coût élevé des services financiers traditionnels.
Les autorités commencent également à jouer un rôle clé. Au Nigeria et en Afrique du Sud, les régulateurs travaillent à un encadrement plus clair des actifs numériques , afin de sécuriser les transactions et d’attirer les investisseurs. Le Kenya, de son côté, mise sur son écosystème fintech déjà très développé pour intégrer ces nouvelles technologies.
Pour les analystes, cette dynamique pourrait transformer durablement le paysage financier africain. À moyen terme, les actifs numériques pourraient favoriser l’inclusion financière, soutenir l’entrepreneuriat technologique et renforcer l’intégration économique régionale.
